3h50 au marathon de Boston 2018 :

L'enfer du lundi !

Courir 6 marathons majeurs en un an voilà le projet (plus de détail ici). Rien d’exceptionnel en comparaison des forças de la route qui s’alignent sur 12, 50 voir 52, pour faire une compte rond, épreuves reines dans une année. Pour ce qui  me concerne au delà du défi organisationnel et logistique que l’exercice requiert, au niveau physique, il y quand même une séquence chaude à gérer dans l’enchaînement des 6 majeurs : la 3ème semaine du mois d’avril comporte le marathon de Boston le 16 avril et celui de Londres le dimanche suivant. Deux marathons dans la même semaine. Un défi dans le défi. L’histoire a donc été vite réglée : Boston se fera en sortie cool afin de préparer Londres qui se courra de façon… tranquille. Tout est sous contrôle. Enfin sur le papier. Sur le terrain, les conditions de courses vont changer les règles du jeu.

 

N’ayant pas d’objectif de performance, je prête peu attention aux prévisions météo avant la course. Avec une marge de 30 à 45 minutes sur ma référence personnelle (2h59’55 - Chicago 2016) peu importe si quelques gouttes s’abattent sur le peloton ou si le thermomètre tire vers le bas. Après tout, cela sera toujours mieux que la chaleur qui a étouffé les marathoniens sur les deux dernières éditions. Une première alerte retient cependant mon attention. Le jeudi précédent l’épreuve, nous sommes en famille sur Boylston Street. Mon sac « Tokyo Marathon 2018 » retient l’attention d’un couple de coureurs. Ils m’interpellent : il veulent en savoir plus sur le premier majeur de l’année. Sans doute de part mon accent, le couple comprend vite que je suis français. Ca tombe bien les deux runners avides de marathon au pays de soleil levant, même s’il vivent en Californie, le sont également. Après avoir évoqué la course de leurs rêves puis ouvert le sujet aux marathons de la côte californienne, nous revenons à ce qui nous attend à court terme. « Vous avez vu le mail de l’organisation de ce matin» lance Vincent « Il va y avoir du vent, il va faire froid et pleuvoir. Ils conseillent de bien se couvrir pour la zone de départ et même de prendre une paire de chaussure supplémentaire à jeter avant le départ pour partir les pieds au sec ». Le constat de Vincent me pousse à creuser plus en détail le mail du Boston Athletic Association. Au delà de la petite image jointe composée d’un nuage et de pluie, le tout respectant les couleurs de l’organisation, le bleu et le jaune, le message est on ne peut plus clair : « Running in every type of weather presents its own challenges. Cold weather running is no exception ». Tout est dit. 

 

 

 

Habillé pour l’hiver…

Je prends bonne note et comme me le conseille Vincent, je prévois de m’équiper pour aller attendre le départ pendant de longues heures à Hopkinton dans le froid, l’humidité et la boue. Direction un magasin de grande distribution vestimentaire « low cost » avec comme critère de sélection les étiquettes de promotion et de destockage. Un bas de jogging à 3 dollars, un sweat au même prix, un dollar de plus pour des chaussures et cinq unités pour une doudoune à capuche of course. Me voilà habillé pour l’hiver ou plutôt le marathon de Boston. Même si à l’arrivée le budget dépasse à peine les 10 euros, cela fait un peu bizarre de s’équiper de ces vêtements pour s’en débarrasser par la suite. La collecte faite par les organisateurs au profit d’associations caritatives permet de se donner bonne conscience. Bon aller, on continue de vivre cet évènement marathon comme il se doit. Avec la constitution de cet arsenal anti-froid le risque est bien pris en considération. Sans exagérer non plus. Jusqu’ici tout va bien. 

 

 

 

Un course que la population s’est appropriée


Et cet évènement marathon on le ressent quasiment à chaque coin de rue. Avant même de rallier le « running expo » en quête du précieux dossard ou de s’engouffrer dans l’un des nombreux magasins dédiés à la course à pied on sent que la population s’est appropriée son marathon. On se croirait dans une ville qui va accueillir une étape du tour de France dans quelques jours ou dans une bourgade de province dont le club s’apprête à jouer les demi-finales de coupe de France de football. De nombreuses maisons sont ornées du jaune et bleu cher au BAA. Des guirlandes de chaussures de running apparaissent par endroit et les commerçants jouent également le jeu en peignant leurs vitrines de messages à l’intention des marathoniens ou de dessins évoquant le course. Lieu de pèlerinage au dessus de tous les autres : la ligne d’arrivée. Cette large bande jaune reste toute l’année présente sur Boyslon Street. Elle est même déneigée les jours de fortes chuttes. Le nombre de selfies réalisés par ses fans a de quoi rendre jaloux les boys bands les plus prisés.

 

 

Retrouvailles avant retrouvailles bis…

Le passage au salon du running local est finalement très efficace. Le jeudi étant sans doute le jour le plus calme. Chaque catégorie de temps dispose de sa salle dédiée. Moquette au sol. Ca dénote avec l’immensité du salon parisien et surtout la frénésie du « running expo » de Tokyo ! L’heure est ensuite venue de retrouver Guillaume avec qui j’avais partagé mon deuxième marathon (son premier) au coeur de la capitale française en 2014. Nos échanges tournent autour de nos dernières courses, de celles à venir et bien sur du marathon du lundi. A Boston, l’épreuve se coure en effet à l’occasion du « Patriots' day » jour férié dans le Massachusetts chaque troisième lundi du mois d’avril. L’occasion pour nous d’évoquer un peu plus les conditions qui nous attendent. Le risque est à cette occasion encore un peu plus appréhendé. Rendez-vous est pris avec Guillaume pour se retrouver avant de monter dans les « school buses » pour rallier Hopkinton. Jusqu’ici tout va bien.

 

 

« My name’s Adam, where do you come from »

Après une nuit troublée par l’excitation de la course, les bourrasques de vent et les aller-retour des pompiers locaux toutes sirènes hurlantes, il est temps de rallier les abords du Common Park au coeur de Boston. Je n’arrive finalement pas à retrouver Guillaume à l’heure du départ des bus. C’est donc seul que j’embarque dans l’un des innombrables véhicules jaunes affrétés pour l’occasion. Un place libre se présente. Je vérifie qu’elle est bien disponible, la réponse du jeune coureur du siège d’à coté fuse : « Yes, no problem » avant d’enchaîner : « My name’s Adam, where do you come from ? ». D’un côté Paris, de l’autre la grande banlieue de Chicago et au milieu un conversation à bâtons rompus. Sur la NBA, sur la détestation d’Adam pour les New England Patriots (Go Bears !), sur les Cubs, sur nos parcours de marathonien… Nous parlons aussi de la course. Peu finalement. Nous évoquons une photo partagée sur les réseaux sociaux montrant une carte où d’un côté une flèche va dans le sens du parcours et une autre représentant le vent qui se pose dans le sens opposé. Tout un programme… Nous nous sentons malgré tout préparés pour affronter la tempête. Jusqu’ici tout va bien.

 

 

 

Les « Vielles Charrues » au mois de février ?

Après quelques trois quart d’heure de route, nous arrivons à Hopkinton. Sur le parcours, nous avons vu que la neige étant encore présente dans les sous-bois du Massachusetts. Ambiance. On en retrouve également aux abords des tentes montées pour permettre aux marathoniens d’attendre à l’abri de la pluie. Le grand barnum qui se présentent à nos yeux et les vas et viens des coureurs dans l’herbe boueuse me rappellent l’ambiance des festivals de musiques organisés en Bretagne notamment. La première question que me vient est « qui a eu l’idée d’organiser les Vieilles Charrues en plein mois de février ? ». Nous parvenons à rallier le coeur de la tente afin d’éviter les courants d’air. Deux options : rester débout ou s’assoir sur ce qu’il reste de pelouse. Je propose à Adam un bout de mon sac poubelle et d’opter pour la seconde possibilité. Nous continuons nos bavardages et nous relayons pour les ravitaillements (café, barres…) et les pauses toilettes. Je croise d’ailleurs Laurent Michellier, mon coéquipier chez Run & Freedom venu chercher sa 6ème étoile à l’occasion de cette course. Sous la tente, deux coureurs supplémentaires rentrent dans notre conversation. Les conditions reviennent forcément sur le tapis. Chacun y va de son analyse et de ses conseils. Jusqu’ici tout va bien.

 

 

Qu’il est bon de marcher sous la pluie battante…

 

 

Il est temps de rejoindre nos sas. Je me suis confectionné mon propre attirail anti-pluie. Maillot manches longues près du corps, t-shirt « Imagine For Margo » et entre les deux un sac poubelle découpé sur le dos. Protection du vent sur l’avant. Respiration sur l’arrière. Il faut que je dépose le brevet… ou pas. Viennent s’ajouter à ça des gants et un bonnet sous lequel je place un sac plastique. Here we go ! La pluie tombe abondamment. Flaques d’eau et marres de boue se dressent devant nos pieds. Au moment d’aborder la traversée de l’une d’elles quelqu’un me tape sur l’épaule. C’est Guillaume. Retrouvailles bis ! Nous nous sommes ratés au départ des bus mais nous voilà à nouveau réunis. Comme en 2014… Nous prenons la direction de la ligne de départ ensemble. Nous marchons pendant de longues minutes au milieu d’un quartier résidentiel d’Hopkinton. Il continue de pleuvoir sans discontinuer. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, il est bon de marcher sous cette pluie battante. L’attente sous la  tente commençait à être longue. Nous avons enfin l’impression de rentrer dans notre marathon. Jusqu’ici tout va bien.

 

 

 

Le froid fait son apparition

Dans le sas je fais quelques photos et vidéos pour immortaliser l’instant à l’aide de ma GoPro. Puis, je mets une batterie « neuve » en me disant que cela sera utile pour faire quelques vues de la course. Je range l’appareil dans ma ceinture de ravitaillement. Je ne le ressortirai pas avant mon retour à l’appartement… Sur la ligne, ça commence à s’agiter. L’hymne américain vient d’être jouer. Les ponchos volent. Les bénévoles sont dans le rush au niveau de leur collecte de vêtements. Je me sépare de ma doudoune et de mon poncho. Encore 4 minutes avant le départ. Je suis toujours avec Guillaume, nous discutons avec un français qui a fait le déplacement comme nous. Les minutes s’égrainent. 60 secondes avant le top. Je suis trempé, le froid commence à faire son apparition. Vivement que l’on parte pour se réchauffer. Le BAA finit par lâcher les coureurs élite. Nous sommes dans le premier sas, nous suivons dans la foulée. L’ambiance est au RDV malgré le temps, de nombreux spectateurs bordent la route et saluent les coureurs qui se lancent. Les souvenirs de photos aperçues sur internet ou des magazines me reviennent en tête. Le début de course est descendant. Je fais attention de ne pas partir trop vite. Cette course ne m’inquiète pas particulièrement, mais comme le London Marathon est au programme dans six jours, je me dis qu’un temps entre 3h30 et 3h45 serait parfait. Un : cela me permettrait de ne trop me rentrer dedans. Deux : ça m’éviterait de passer trop de temps sur la route. Allure du jour donc : 5 minutes au kilo. Guillaume s’échappe de son côté.

 

Impossible de se réchauffer !

Je suis impressionné par le nombre de personnes y compris des enfants au bord de la route, malgré le temps exécrable. Les tonnelles, les vestes de pluies et bien évidemment les parapluies sont de sortis. Mais si l’atmosphère est brulante de chaque côté de la route, à mon niveau impossible de se réchauffer alors que je passe le panneau du kilomètres 5 un peu plus vite que prévu (23’57 - 4’47 au Km). Je suis frigorifié. Je continue ma route, c’est déjà le début de la galère. Les trombes d’eau s’abattent sur nos têtes. Sensibilisé par un message de l’organisation de course, je prends soin de m’hydrater régulièrement. Avec ce temps et l’absence de transpiration visible, on pourrait facilement oublier cet incontournable… Rapidement j’essaye de me rassurer en me disant que le 10ème kilomètres est à portée de pas. Cette démarche montre que je ne suis pas au mieux. Habituellement les décomptes et fixations d’objectifs charnières n’interviennent que dans la dernière partie de course. Se fixer un cap à 10 bornes montre l’alerte et promet des heures difficiles. Je valide ce fameux 10ème point de passage en un peu plus de 49 minutes ce qui donne au global une allure, à ce stade, proche de la cible (4’55 au Km). Cette régulation s’explique aussi par l’arrêt fait en cours de route. Je me suis  autorisé une « pause pipi », dans un des nombreux préfabriqués prévus à cet effet, autant par envie que pour voir ce que cela fait de ne plus avoir d’eau qui me tombe sur la tête ! 

 

Ambiance de folie à Wellesley College !

La portion suivante valide que je suis rentré dans le rang au niveau allure, le 4’55 se confirme. Pas d’arrêt cette fois-ci. Le froid est par contre toujours omniprésent. Alors que j’approche la mi-course, le parcours cesse d’être descendant. Un léger faut plat montant s’offre même à nous. Je perçois des spectateurs euphoriques à quelques encablures. Je me dis qu’il doit y avoir un regroupement de fans au passage du semi et que les encouragements vont bon train. Malgré les nombreuses lectures que j’ai pu réalisé en amont de la course j’ai oublié le Wellesley College. Cet établissement réservé aux jeunes filles est une institution. Chaque troisième lundi du mois d’avril les collégiennes sortent le grand jeu. Encouragement soutenus, cris en délire, banderoles de soutien et pancartes. Et ces pancartes ne sont pas anodines elles comportent quasiment toutes la mention « Kiss Me ». Le passage est connu pour les baisers des pensionnaires de Wellesley qui revigorent les membres du peloton, en particulier masculins. L’ambiance est exceptionnelle ! Pour ma part, dans cet enfer, ce n’est pas d’un baiser dont j’ai besoin mais d’une douche bouillante et d’une boisson bien chaude. Je continue de subir la course. 

 

 

Des claquements de dents et de la crispation

Le passage au semi, légèrement au dessous de la marque prévue en 1h46’15 (5’02 au Km) est trompeur. Rien ne va en fait. Je suis gelé. J’ai fait une nouvelle pause, m’offrant à nouveau de précieuses secondes à l’abris alors que je ne m’arrête jamais habituellement. Des claquements de dents commencent à apparaître. Je me crispe. Lorsque je me relâche, ils réapparaissent… Sans savoir pourquoi je vise la 25ème borne. Mon allure se maintient tant bien que mal. Puis cap sur le panneau 28 synonyme des deux tiers de course. Le naufrage continue. S’accentue même dans ce segment menant du 25ème au 30ème kilomètre mon allure tombe à 5’41. Du jamais vu. Je n’ai jamais lâché prise aussi tôt. C’est pire que pour mon premier marathon au Luxembourg en 2013. Une première montée à partir du 16ème miles est venue m’enterrer. Le coup de grâce arrive à Newtown. Rebelote ça monte sensiblement. A ce moment, je rêve d’échanger mon parcours avec les sorties de tunnels réputées casse-pâtes sur le marathon de Paris. Et ça n’est que le début… Peu avant le panneau 30 je m’octroie une nouvelle pause. La troisième de la journée. Impensable avant la course puisque jusqu’ici, en 11 marathons, je ne m’étais arrêté, en tout et pour tout, que… une fois ! Avec le recul cela met en avant également ma mauvaise stratégie au niveau hydratation. J’ai un peu trop appliqué l’option « eau à gogo » très à la mode dans le Massachusetts en ce Patriots’ Day.

 

 

 



 

  

Je crains l’abandon à chaque kilomètre qui se présente

Le mur, synonyme de trentième kilomètre, est donc validé. Le marathon commence maintenant. Et le chaos continue. Je suis à la rue : 6’19 au kilo sur la séquence 30 - 35. Et le pire est à venir : Hearthbreak Hill. Tout est dit. Ce n’est plus une simple montée mais une côte qui se présente à nous. J’ai l’impression d’être en haute montagne. Pour couronner le tout, plus on avance sur le parcours, plus on s’extirpe du semblant de plaine où nous avait conduit le début de course, plus le vent de face est présent. En haut de la difficulté mon coeur est toujours là mais à quel prix. Je continue d’avoir froid. Je crains l’hypothermie. Je me dis que ça pourrait m’arriver à m’importe quel moment. Je ne crains pas l’instant mais la séquence qui va suivre. Quasiment à chaque moment, j’imagine que je pourrais être contraint d’abandonner au kilomètre qui se présente. Je pense un moment à m’insuffler des pensées positives comme il est nécessaire de procéder lorsque l’on veut atteindre un objectif. Je pense à « Imagine For Margo », aux enfants dont l’asso essaye d’embellir le quotidien et améliorer l’avenir. Je pense à Amaury, Héloïse et Audrey. Je pense à eux d’autant plus que le parcours ne passe pas loin de l’appartement où nous logeons à Brookline. Nous avons convenu de nous voir aux alentours du kilomètre 38. Par moment notre vision s’estompe sous l’effet des seaux d’eau qui s’écroulent sur le peloton et les spectateurs. Au moins dans ces séquences le vent se fait moins sentir. Mais la tête est basse. Puis elle se relève pour prendre une bonne bourrasque dans la figure. En bon père de famille je me dis qu’il est impossible qu’Audrey sorte avec les enfants avec cette météo. Le marathonien à la dérive aurait pourtant bien besoins de câlins salvateurs pour s’attaquer au 5 derniers kilomètres.

 

Boston strong !  

Au passage de la zone où nous devions nous retrouver, je scrute de part et d’autre de la route. Malgré le vent et la pluie, la foule est dense. Les encouragement sont nourris. Sont-ils là ? Je ne sais pas, vu le monde et le bruit j’ai pu les louper. Au final le bon père de famille avait raison… Peu importe, cet objectif fictif a la vertu de mettre le panneau 40 à 2 kilomètres seulement. Les doutes s’estompent. L’allure se redresse tant bien que mal dans l’intervalle (6’04 au Km). La foule est impressionnante. L’ambiance est surréaliste. J’ai l’impression d’être un joueur de football jouant une demi-finale de Coupe du Monde. Après les attentats de 2013, toute la ville et son marathon s’étaient relevés derrière le slogan « Boston Strong ». Celui-ci n’est pas usurpé, les bostoniens sont vraiment forts. La bascule vers les 2,195 derniers kilomètres de course représente un sacré soulagement. Tous les doutes sont quasi levés. Les dernières portions de course s’enchaînent dans une atmosphère toujours aussi folle. De nombreux coureurs me doublent, notamment pas mal de femmes. Je suis impressionné par leur énergie. Une énorme crampe me prend à l’ischio droit, comme à Tokyo au mois de février (1ère étape du challenge Imagine 6 WMM For Margo - 3h08). Je gère comme j’avais géré au Japon. La marche n’étant guère plus facile que la course je repars en trottinant. Ca passe. Puis vient une petite montée au bout de laquelle se dessine un virage à angle droit sur la gauche. Je ne comprends pas pourquoi autant de sacs poubelles, coupe-vents et autres ponchos jonchent le sol. Alors que je pensais qu’il était impossible de faire plus fort au niveau ambiance le brouhaha monte encore. J’aborde ce virage sans prêter attention. Une fois le tournant effectué, une ligne droite se présente. Au bout de celle-ci se dresse l’arche si spécifique à Boston et qui se trouve juste après la ligne d’arrivée. Je m’arrête. Je mets mes mains sur mes anches. Je suis sorti de ce lundi en enfer. 3h50’48. The journey continues…

 

@_seblegoc_

 

 

Fiche équipements Boston Marathon 2018 :

  • Cardio / GPS : Polar M400 & bracelet OH1
  • Chaussures : Under Armour HOVR Phantom
  • Nutrition : 8 gels Overstim's (4 Energix, 2 Antioxydants, 1 coup de fouet et 1 Red Tonic) & boisson d'attente (ainsi que Malto et boisson récupération)
  • Compression : Boosters BV Sports (ainsi que chaussettes et bonnet)
  • Textiles : maillot "Imagine For Margo, enfants sans cancer" & short Poli / Run & Freedom

 



One year, one runner, one goal, 6 World Marathon Majors :

 

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