28 septembre 2014, 3h18 au marathon :

Berlin, terre de records...


Un peu plus d'un heure et quinze minutes séparent ces deux images...

En ce 28 septembre 2014, peu après 11 heures, Dennis Kimetto vient de frapper un grand coup. 2h02’57, le kenyan a collé 26 secondes au record de son compatriote Wilson Kipsang. Sur les dix dernières fois où le record du monde du marathon a été battu, cela s’est passé à six reprises à Berlin. Le parcours de la capitale allemande mérite donc bien son statut de marathon le plus rapide du monde.

 

A ce même moment, je suis dans mon vingt septième kilomètres. Mois aussi, même si plus de 3 000 coureurs me séparent de Kimetto, je suis en lice pour un record : le mien. Mes récents 10 Km et semi-marathon avaient validé le fait que les 3h42 réalisées à Paris devaient tomber. Et la marque du kilomètre 26 le confirme : 2h01’26. Je vais passer comme prévu, passer les 3.30. Mieux même, le 3h15, objectif, envisagé à plus long terme, est à portée de pieds. J’attends avec impatience le kilomètre 28. C’est en effet là que j’avais flanché pour mon premier marathon au Luxembourg. Une fois passé cette étape, je me méfie évidemment du mythique mur des 30 bornes. Ensuite, je ne sais pas pourquoi mais j’attends avec crainte le 32e kilomètre.

 

L'Alpe d'Huez et la Croix-de-Fer en guise de préparation...

 

Ma préparation démarrée le 14 juillet sera validée ou non lors de cette étape. Après 5 semaines de plan classique, le choix de ranger les running et de sortir le vélo pendant 15 jours allait-il s’avérer payant. Les ascensions alpestres, Alpe d’Huez,  col de la Croix-de-Fer… allaient-t-elles me conduire vers mes sommets ? J’allais enfin savoir. Savoir également si les séances sur les quais de seine ou sur la piste d’athlétisme à côté de la maison allaient me permettre d’atteindre mon objectif. Au-delà de ce plan d’entraînement maison, un marathon est toujours l’occasion de vérifier si les options retenues en terme de nutrition, de récupération et même de choix de parcours ont été les bonnes. J’avais choisi Berlin pour me relancer après une vilaine blessure au genou. Après avoir couru le Luxembourg et le MDP, j’avais envie de découvrir un des World Marathon Majors (Tokyo, Boston, Londres, Chicago et NYC en font également partie). Et bien je n’ai pas été déçu. Déjà tout commence dans un endroit improbable. Le retrait du dossard s’effectue en effet dans l'aéroport désaffecté de Tempelhof, lieu au combien insolite et surprenant. Au matin de la course, la pression monte. Etre au cœur de cette transhumance, vers la ligne de départ, de runners,  à la fois inquiets et impatients est un moment fort. Puis  s’enchaînent, le claquement du top de départ, l’envolée des ballons et les frissons qui vont avec. Tout au long du parcours une foule hétéroclite vous porte…

 

Miroslav et Mémo en coéquipier d'un jour 

 

Et justement en ce 32e kilomètre, toujours dans la quête de mon record, elle me pousse à continuer. Je ne flanche pas. Miroslav, dont le flocage du T Shirt révèle qu'il court pour les couleurs de Poznan ou Mémo, tout droit venu de Mexico, sont, tour à tour, de formidables équipiers. Les « vamos » lancés régulièrement par ce dernier font mouche à chaque fois. Le mirage des 3h15 est d’ailleurs toujours là. Mais très vite, aux abords du kilomètre 38, je vais devoir revenir à la réalité. Arrêter de confondre les lampadaires berlinois avec des palmiers et les ravitaillements avec des oasis. Ma lucidité revient, le mirage disparaît. Pas de 3h15 aujourd’hui. La partie n’est pourtant pas perdue. Les quatre kilomètres cent quatre-vingt-quinze qui viennent vont me permettent de casser deux barres à la fois : 3h30 et 3h20. C’est déjà beaucoup… Je coupe la ligne en 3 heures 18 minutes et 35 secondes, je sers le poing. Un bénévole me passe une médaille autour du coup. Sur celle-ci s'affiche le visage de Wilson Kipsang, roi déchut il y a un peu plus d’une heure. Saisirez-vous celle qui sera ornée cette année, du sourire du nouveau recordman du monde, Denis Kimetto ? Je vous le souhaite...

@SebIIIXVIII




BMW Berlin Marathon express

 

Prochaine date : 27/09/2015

 

Nombre de finishers 2014 : 36 000

 

Organisateur : SCC Events

 

Equipementier : Adidas

 

Nombre d'éditions : 2015, sera la 42ème

 

Record : 2:02:57 (Dennis Kimetto, 2014)

 

Tenant du titre : Dennis Kimetto


 

www.bmw-berlin-marathon.com




Y aller : De nombreuses compagnies, y compris Easy Jet, proposent des vols au départ de Paris Orly et Paris Roissy

Un hôtel, un quartier : Mercure Charlie Check Point

Les futurs marathoniens sont aus petits soins : Petites attentions pour les coureurs la veille de la course (eau, fruits, collation...), petit déjeuner matinal le jour du Marathon, possibilité de libérer la chambre plus tard le lendemain de l'épreuve... Le quartier de Charlie Check regorge par ailleurs de restaurants italiens. Idéaux pour les déjeuners et diners "pastas" d'avant course. Il est en plus situé à 5 stations en direct de l'aéroport de Tempelof, lieu du Marathon Expo et de retrait des dossards. Le matin du Marathon, il vous faudra 10 à 15 minutes pour rejoindre votre SAS. Dès la sortie de l'hôtel pour trouverez vos repères et pourrez vous joindre à la transhumance de runners ralliant la ligne de départ.

Un restaurant d'après course : "L'entrecôte"

Les meilleurs nutritionnistes n'iront pas dans ce sens mais la côte de bœuf, les frites maison et le Crozes Hermitage valent le détour et représentent une récompense légitime après tout les efforts consentis. Pensez à réserver. N'oubliez pas votre médaille...



Commentaires : 2
  • #2

    Seb (jeudi, 24 septembre 2015 21:12)

    Merci Cédric. Lausanne... en meneur d'allure.

  • #1

    Cédric (jeudi, 24 septembre 2015 20:35)

    Super ce récit! Quel marathon cette année? Bonne continuation. Au plaisir de te croiser . Cédric