3h38 au marathon de Paris 2018 :

Une prépa payante !

Après 10 semaines de préparation et l'objectif de faire mieux qu'a NYC (retrouver le récit ici), c’est le grand jour, je suis stressée, j’ai du mal à réaliser que je vais courir un marathon pour la seconde fois. J’ai l’impression de ne pas être assez bien préparée. Je ne n’arrive pas à me mettre dans l’ambiance, je suis même agacée car c’est la cohue rien que pour rentrer dans le SAS de départ. Forcément, je compare avec l’organisation sans faille du marathon de NYC… Ouf, j’arrive à retrouver Stéphanie (@lana_running), mon super pacer qui m’accompagnera sur le premier Semi avec Bastien.

 

8h53, on franchit la ligne de départ ! On démarre bien évidement par la descente des Champs-Elysées. Je sais qu’il ne faut surtout pas partir trop vite malgré l’euphorie. Heureusement, Steph est là pour me donner le bon rythme en 5’10/km. Rue de Rivoli, j’aperçois ma maman, je suis trop heureuse ! Entre le 5ème et le 10ème kilomètre, ça bouchonne pas mal. Il est difficile de dépasser. Arrive également le premier ravitaillement, c’est Steph qui se charge d’aller me chercher de l’eau et me tenir ma bouteille car les ravito sont de véritables « champs de bataille » et je ne veux pas perdre trop de temps. On slalome et on double pas mal de coureurs. Je bois régulièrement car j’ai déjà très chaud. Passage au panneau 10 kilomètre en 51’38. Tout est sous contrôle. 

 

 

Bois de Vincennes : l’ambiance est top !

Dans le bois de Vincennes (du 10 au 20ème kilomètre), je me sens super bien, la foule est dense. L’allure est bonne et l’ambiance est top. Il y a du monde sur le bord de la route et beaucoup d’applaudissements. Steph me communique une énergie folle. Le semi est bouclé en 1h48. Je suis très régulière. Steph me laisse continuer et me retrouvera à la fin. Là je commence à douter un peu. Je n’ai plus de meneur d’allure et ça me paraît super long mais Bastien est à mes côtés. Au 24ème kilomètre, j’aperçois à nouveau ma maman puis les copines @vicsvnt et @flavour_beach venues donner de la voix, ça me donne des frissons.

 

 

Moment délicat : les tunnels « casse-pates »

Le moment le plus délicat se situe entre les bornes 25 et 29 et le passage sur les quais et l’enchainement de tunnels réputés « casse-pattes ». Je ralentis de plus en plus… L’ambiance est géniale mais je n’en profite pas vraiment. Je reste très concentrée sur ma foulée et je ne regarde pas le paysage. Heureusement, @dlgiao me récupère au kilomètre 27, m’ouvre la route et m’aide à me relancer pour garder le rythme. Le kilomètre 30 est atteint en 2h33. C'est le soulagement quand @mathildedrg me retrouve sur le parcours plus tôt que prévu. Je redoutais tellement le fameux mur mais c’est seulement ma montre qui a buggué à ce moment là. Sur le segment qui suit (31 au 38ème kilomètre), les jambes répondent toujours. Je retrouve mon allure et je reste régulière grâce à Mathilde. Elle m’encourage, trouve les bons mots, m’aide à garder le sourire et me motive comme jamais. J'attaque la dernière ligne droite. Kilomètre 39, là c’est dur. J’ai l’impression que les jambes vont lâcher, la fin du parcours me parait interminable. Je suis vraiment en mode “automatique” et je n’arrive même plus à sourire. Du 40 au 42ème kilomètre, je retrouve @lana_running, @blond_runner, @aallyy_b et @mathilde.bodyfit. Ils m’encouragent tous. Je ne peux pas flancher si près du but. L’arche d’arrivée est là, je termine en 3h38’07. J’ai tout de suite une pensée pour mon amie @val_beach qui est en train de courir. C’est avec elle que j’ai partagé toute la prépa qui a finalement été payante !

 

@caro_line_run

 

 

A lire également :