2h34 au marathon de Paris 2019 :

Sur mon nuage...

Dimanche dernier, je participais au Schneider Electric Marathon de Paris, un marathon d'exception, inoubliable, mythique... qui était pour moi le premier objectif de la saison 2019 ! C'était également le rendez-vous de 60 000 passionnés du monde entier, tous avec le même objectif en tête : courir ces 42,195 km dans la plus belle ville du monde Paris (Paris, France) !

 

Après une courte nuit et un petit-déjeuner d'avant course, me voilà dans le bus direction la plus belle Avenue du monde : Les Champs Elysées. L'heure de l'échauffement est arrivée, les jambes sont encore toutes endormies, il faut donc chauffer tout ça pour le départ ! 8 h 25 : me voilà en première ligne du Marathon, au plus proches des meilleurs coureurs mondiaux (une réelle bouffée d'adrénaline) et je suis prêt, prêt à en découdre !

 

 

Top départ !

Les premiers kilomètres défilent à une vitesse folle ! Les conditions sont idéales, peu de vent, température proche de 5 degrés, que demander de mieux ? Je me retrouve donc rapidement dans un petit groupe avec mes acolytes : Nathan Benard et Nicolas ! Comme on peut le dire : « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », ce dicton est bien réel, puisque nous nous motivons tout le long du parcours. 10e kilomètre, nous voilà à l’entrée du Bois de Vincennes, le public commence à s’accumuler au bord des routes, les encouragements se font de plus en plus présents, de quoi se surpasser ! Passage en un peu plus de 36 minutes, tout va bien pour le moment, je prends un maximum de plaisir et je commence à réaliser que je suis en compétition. Jusqu’à présent, j’étais sur mon petit nuage.

 

Un premier semi plus rapide que prévu…

 

Semi-Marathon : 1h16, légèrement plus rapide que prévu, les jambes commencent à être lourdes, le moral n'y est pas vraiment, mais grâce aux spectateurs, au public, aux bénévole je me remotive pour ne pas perdre le contact avec le petit peloton que nous formons ! Au 30e kilomètre, une foule en délire, du monde de partout, c’est l’heure du « Mur », non ? Finalement, malgré les jambes lourdes, je passe sans encombres le mur et j’essaye de profiter du moment, de ne pas penser à mes jambes qui souffrent. Plus que 8 kilomètres, 8 petits kilomètres mais les plus longs de ma vie !

 

 

Le moral prend le dessus sur le physique !

Je commence à ressentir le fameux "Mur du Marathon". Le moral prend donc le dessus sur le physique, mais voilà que nous arrivons aux portes du Bois de Boulogne, et une belle côte d’un kilomètre nous attend (sinon c’est pas drôle)! Qu’est-ce qu’elle fait mal, mal aux jambes, mal au moral, mal partout.Nous entrons ensuite dans le Bois de Boulogne. Le vent commence à se lever au 38e kilomètre, le passage devant la Fondation Louis Vuitton marque la fin du marathon, plus que 4 bornes ! Plus que 2, oui, deux kilomètres et c'est terminé, je n'arrive plus à avancer, ma vitesse chute à 15 Km/h, mais ça n’est pas le moment de lâcher, autant de sacrifices, de préparations… ne jamais rien lâcher !

 

 

Une foule en délire pour les 195 derniers mètres !

FINISH !!! Voilà les 195 derniers mètres, les plus beaux, une foule en délire, et ce chrono au loin, je donne tout, tout ce qu'il me reste ! Résultat : 2h34, je suis sur mon nuage, c’était une épreuve difficile, des mois de prestations intenses, des sacrifice mais au final, je suis l’homme le plus heureux du monde ! (malgré une petite crampe juste après l’arrivée, mais l’histoire nous dira qu’elle est partie aussi vite qu'elle est venue). Petite anecdote et satisfaction supplémentaire : je suis le plus jeune coureur homme dans le top 100 ! Encore un grand merci à tous !

 

@aurelio_gauthier